Voici les 13 aéroports les plus effrayants au monde

Bien que les avions soient le moyen de transport le plus sécuritaire qui existe, certaines pistes d'atterrissage peuvent nous en faire douter. Voici 13 aéroports à donner la chair de poule!

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Malgré le fait que beaucoup de gens aient peur de prendre l’avion, les voyages en avion sont statistiquement le mode de transport le plus sécuritaire qui existe. Mais cette statistique devient presque insignifiante si l’on tient compte des aéroports les plus effrayants au monde. Ces aéroports qui semblent dangereux ont souvent des pistes d’atterrissage extrêmement courtes, des conditions météorologiques turbulentes avec des vents violents et se situent dans des régions géographiques assez déroutantes. Si vous voyagez dans l’un de ces 13 aéroports extrêmement effrayants, assurez-vous de boucler votre ceinture de sécurité jusqu’à l’arrêt complet de l’avion.

1. L’aéroport Juancho E. Yrausquin possède la piste d’atterrissage la plus courte du monde

L’aéroport Juancho E. Yrausquin est situé à Saba dans les Caraïbes. Si un voyageur veut prendre l’avion pour Saba, il devra atterrir à Juancho E. Yrausquin, car c’est le seul aéroport de l’île.

Il possède toutefois la piste commerciale la plus courte du monde, mesurant à peine 1 312 pieds. Il n’y a absolument aucune marge d’erreur puisque la piste donne sur des falaises et la mer des Caraïbes…

2. L’aéroport de Tenzing-Hillary se trouve dans un flanc de montagne

Imaginez faire l’ascension de l’Everest en sachant que c’est l’atterrissage de l’avion qui est la partie la plus risquée du voyage. La plupart des alpinistes qui veulent atteindre l’Everest doivent d’abord s’envoler pour l’aéroport de Tenzing-Hillary au Népal. La piste d’atterrissage de l’aéroport est non seulement relativement courte – 1 729 pieds de long – mais elle est également située au sommet d’une falaise abrupte qui a été creusée dans le flanc de la montagne. Les pilotes doivent également voler dans des conditions météorologiques difficiles et variables et dans des montagnes enneigées.

Si ce n’est pas assez dangereux ainsi, il n’y a même pas de système radar en place à Tenzing-Hillary. Cela signifie qu’un système de communication vocale est le seul moyen de suivre le temps qu’il fait. Le contrôleur aérien Dinesh Koirala décrit comment il communique avec les pilotes qui se rendent au Népal :

«Les pilotes nous disent quand ils approchent, nous leur donnons des mises à jour sur le vent et le trafic, puis quand l’avion entre dans la vallée de Lukla, nous avertissons les hélicoptères de se tenir à distance pour l’atterrissage…»

Il est injuste d’appeler Lukla l’aéroport le plus dangereux alors qu’il n’y a pas grand-chose que nous puissions faire pour le terrain ou la météo.

Cependant, Nischal K.C., un pilote d’hélicoptère qui a souvent volé jusqu’à l’aéroport, a dit: «C’est un travail à enjeux élevés et il y a très peu de place à l’erreur.»

3. Seuls huit pilotes au monde sont autorisés à atterrir à l’aéroport de Paro

L’aéroport de Paro au Bhoutan est situé dans les montagnes de l’Himalaya à 1,5 miles au-dessus du niveau de la mer, avec une piste courte mesurant seulement 6.500 pieds de long. Boeing a même dit que c’était «l’un des aéroports les plus difficiles au monde pour les décollages et les atterrissages.»

C’est tellement traître que seulement huit pilotes sont qualifiés pour atterrir dans la région éloignée – leur formation spéciale leur permet de voler à travers les maisons, les montagnes, les vents forts, les vallées et les fortes turbulences. En fait, jusqu’en 2011, une seule compagnie aérienne pouvait y faire atterrir ses avions.

4. Les pilotes ne peuvent atterrir à l’aéroport de Narsarsuaq que pendant les heures de clarté

L’atterrissage à l’aéroport de Narsarsuaq au Groenland est si périlleux que seuls les pilotes qui connaissent parfaitement les conditions météorologiques et le terrain local sont autorisés à y atterrir. Le pilote doit remonter un fjord lorsqu’il approche de la piste d’atterrissage et voler à travers des vents violents, de la turbulence et souvent de la neige ou du verglas. Les conditions sont si difficiles que les décollages et atterrissages de nuit ne sont pas permis à Narsarsuaq.

5. L’aéroport international Princess Juliana oblige les pilotes à faire le tour pour éviter les montagnes

La piste  d’atterrissage de l’aéroport Princess Juliana de l’île de Saint-Martin, dans les Caraïbes, mesure moins de la moitié de la longueur moyenne de la piste de l’aéroport international. Cependant, comme Saint-Martin est une destination touristique très prisée, les principaux avions volent régulièrement à destination de la princesse Juliana. La partie la plus délicate du vol a lieu immédiatement avant l’atterrissage, lorsque l’avion doit faire le tour de la plage pour éviter les montagnes.

6. En Antarctique, les pistes d’atterrissage sont faites de glace

Les pistes d’atterrissage de l’Antarctique sont entièrement faites de glace. Les pilotes doivent faire preuve d’une grande prudence pour éviter un atterrissage lourd, sinon ils risquent de s’enfoncer dans la glace. De plus, en Antarctique, l’hiver comporte des périodes d’obscurité de 24 heures. Lorsqu’on tient compte du vent et de la neige, le pilote doit parfois faire un atterrissage en aveugle sur une surface glissante. «Lorsque les vents atteignent 20 ou 30 mi/h, cela crée tellement de poudrerie qu’on ne peut pas voir la piste», a déclaré le colonel Ronnie Smith de la Garde nationale aérienne, après avoir effectué une douzaine de saisons d’atterrissages risqués. «Il n’en faut pas beaucoup pour créer un voile blanc.»

7. L’aéroport Gustaf III est considéré comme le troisième aéroport le plus dangereux au monde

Gustaf III à Saint-Barthélemy est le troisième aéroport le plus traître au monde. Les pilotes doivent se frayer un chemin à travers une descente abrupte au-dessus d’une montagne, souvent avec des vents violents, et être capables d’atterrir sur une piste de seulement 2 132 pieds de long, comparativement à une piste moyenne de 18 044 pieds dans les aéroports internationaux.

8. La piste de l’aéroport international de Gibraltar croise une autoroute à quatre voies

Imaginez que vous devez fermer une grande route à quatre voies chaque fois qu’un avion doit décoller ou atterrir. C’est exactement le cas à l’aéroport international de Gibraltar – situé dans une petite enclave britannique à la pointe du sud de l’Espagne – où la circulation est interrompue sur Winston Churchill Avenue pendant environ 10 minutes lorsque les avions décollent et atterrissent. Heureusement pour la population locale, le nombre de vols à Gibraltar reste relativement faible.

9. La piste de l’aéroport de Barra est sous l’eau à marée haute

L’aéroport de Barra, dans les Hébrides extérieures, en Écosse, est absolument unique en son genre. C’est le seul aéroport au monde qui utilise une plage comme piste d’atterrissage. Par conséquent, elle disparaît deux fois par jour lorsque Tràigh Mhòr est emporté par la marée haute.

10. L’aéroport de Sandane se caractérise par une zone d’atterrissage étroite et des vents violents

L’aéroport de Sandane en Norvège est niché sur une péninsule entre deux fjords – Nordfjorden et Gloppefjorden – et sa piste asphaltée mesure un peu plus de 3 000 pieds. L’emplacement de l’aéroport rend l’aire d’atterrissage extrêmement étroite. Les vents violents et la turbulence ne font qu’ajouter au danger d’y atterrir.

11. La piste extrêmement courte de l’aéroport de Madère est exposée aux vents violents et aux turbulences

L’aéroport de Madère dans la région autonome du Portugal – situé entre l’Atlantique et les montagnes – est considéré comme l’un des endroits les plus terrifiants au monde pour faire atterrir un avion. Il est si difficile d’y atterrir que les pilotes ont besoin d’une formation spéciale pour le faire. Les aviateurs qualifiés doivent faire face à des vents violents, à de la turbulence et à une piste extrêmement courte – et ce, après avoir passé sur de multiples extensions de pistes d’atterrissage. L’une de ces extensions de piste est survenue en 1977 après qu’un Boeing 727 eut «plongé en bout de piste», selon le Daily Mail.

12. L’aéroport Nantucket Memorial est souvent entouré d’un brouillard épais

L’île de Nantucket dans le Massachusetts est surnommée la «Grey Lady» parce que le brouillard engloutit l’île entière, souvent en quelques minutes. Il est clair qu’un brouillard épais ne permet pas de voler en toute sécurité. Souvent, les avions ne peuvent pas atterrir ou décoller de l’aéroport Nantucket Memorial, ce qui entraîne l’annulation ou le retard des vols.

13. L’aéroport de Courchevel a une piste d’atterrissage très courte et est situé dans les Alpes

L’aéroport de Courchevel est situé dans les Alpes françaises. La piste est l’une des plus courtes du monde, soit d’une longueur d’environ 1 722 pieds. La piste d’atterrissage présente une pente de 18,5 % pour ralentir l’avion avant qu’il ne sorte de la piste d’atterrissage. Comme si ce n’était pas assez risqué, les pilotes spécialement certifiés doivent aussi voler à travers les vallées et les pistes de ski avant l’atterrissage. L’aéroport de Courchevel, qui fait monter l’adrénaline, est bien représenté dans le film de James Bond, Tomorrow Never Dies, en 1997.