Voici 10 choses qui pourraient compromettre la santé mondiale en 2019

Nous nous préoccupons souvent de notre santé. Mais qu'en est-il de la santé mondiale? Voici 10 choses sur lesquelles l'OMS se concentre.

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Vous n’êtes pas sans savoir que nous sommes confrontés à de nombreuses maladies et épidémies. En plus, on dénombre de plus en plus de cas de pathogènes résistants aux médicaments, de gens souffrant d’obésité et d’inactivité physique et de maladies causées par les de la pollution environnementale et des changements climatiques. Bref, nous pouvons nous inquiéter de la santé mondiale, et avec raison! Voici 10 des nombreuses questions qui exigeront l’attention de l’OMS et des partenaires de la santé en 2019.

1. Maladies non transmissibles

WHO/Yoshi Shimizu

Les maladies non transmissibles, comme le diabète, le cancer et les maladies cardiaques, sont collectivement responsables de plus de 70 % des décès dans le monde, soit 41 millions de personnes. Ce chiffre inclut 15 millions de personnes âgées de 30 à 69 ans qui meurent prématurément.

Plus de 85 % de ces décès prématurés surviennent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. On compterait plus de maladies non transmissibles à cause:

  • Du tabagisme;
  • De l’inactivité physique;
  • De la consommation abusive d’alcool;
  • Des régimes alimentaires malsains;
  • De la pollution.

2. Grippe

WHO/Tom Pietrasik

Nous pourrions être confrontés à une pandémie de grippe. Les scientifiques ne savent toutefois pas quand elle frappera et qu’elle sera sa gravité. Certes, l’OMS surveille en permanence la circulation des virus grippaux pour détecter les souches pandémiques potentielles: 153 institutions dans 114 pays participent à la surveillance et à l’intervention à l’échelle mondiale.

3. Milieux fragiles et vulnérables

Shanty housing in the Philippines

Malheureusement, plus de 1,6 milliard de personnes, soit 22 % de la population mondiale, vivent dans des régions où on peut observer des crises prolongées (la sécheresse, la famine, les conflits et les déplacements de population) ainsi que de faibles services de santé.

4. Résistance aux antimicrobiens

WHO/Q. Mattingly

Bien que la médecine moderne ait développé des antibiotiques, des antiviraux et des antipaludiques, les antimicrobiens sont de plus en plus résistants. De fait, les bactéries, les parasites, les virus et les champignons arrivent à résister à ces médicaments. Nous avons donc maintenant de la difficulté à prévenir des infections telles que la pneumonie, la tuberculose, la gonorrhée et la salmonellose. L’incapacité de prévenir les infections pourrait compromettre sérieusement la chirurgie et les procédures telles que la chimiothérapie. La résistance aux médicaments serait due à l’utilisation excessive d’antimicrobiens chez les humains, mais aussi chez les animaux, en particulier ceux utilisés pour la production alimentaire, ainsi que dans l’environnement.

5. Ebola et autres pathogènes à haut risque

En 2018, la République démocratique du Congo a connu deux flambées d’Ebola distinctes, qui se sont toutes deux propagées dans des villes très peuplées. L’une des provinces touchées se trouve également dans une zone de conflit actif. Cela montre que le contexte dans lequel une épidémie d’un agent pathogène à haut risque comme l’Ebola éclate est critique.

6. Faiblesse des soins de santé primaires

WHO/Francisco Guerrero

Les soins de santé primaires sont généralement le premier point de contact que les gens ont avec leur système de soins de santé. Ils devraient idéalement fournir des soins complets, abordables et communautaires aux gens, et ce, tout au long de leur vie. Malheureusement, force est de constater que de nombreux pays ne disposent pas d’installations de soins de santé primaires adéquates. Cette négligence peut être due à un manque de ressources dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, mais il se peut aussi qu’au cours des dernières décennies, l’accent ait été mis sur des programmes axés sur une seule maladie.

7. L’hésitation à se faire vacciner

WHO/Sergey Volkov

L’hésitation à vacciner – la réticence ou le refus de vacciner malgré la disponibilité des vaccins – est une menace pour les progrès réalisés dans le domaine de la santé. La vaccination est l’un des moyens les plus rentables d’éviter la maladie – elle permet actuellement d’éviter 2 à 3 millions de décès par an, et 1,5 million d’autres décès pourraient être évités si la couverture vaccinale mondiale était améliorée. La rougeole, par exemple, a connu une augmentation de 30 % du nombre de cas dans le monde. Les raisons de cette augmentation sont complexes, et tous ces cas ne sont pas dus à une hésitation à se faire vacciner. Cependant, certains pays qui étaient sur le point d’éliminer la maladie ont connu une recrudescence.

8. Dengue

WHO/SEARO/Budi Chandra

La dengue, une maladie transmise par les moustiques qui provoque des symptômes semblables à ceux de la grippe et qui peut être mortelle et tuer jusqu’à 20 % des personnes qui en sont atteintes de manière grave, est une menace croissante depuis des décennies. Un grand nombre de cas se produisent pendant la saison des pluies dans des pays comme le Bangladesh et l’Inde. On estime que 40 % de la population mondiale est exposée au risque de dengue, et il y a environ 390 millions d’infections par an.

9. VIH

Epa-Efe/Divyakant Solanki

Les progrès réalisés contre le VIH ont été énormes en termes de dépistage, de fourniture d’antirétroviraux (22 millions de personnes sont sous traitement) et d’accès à des mesures préventives. Cependant, l’épidémie continue de faire rage. Depuis le début de l’épidémie, plus de 70 millions de personnes ont contracté l’infection et environ 35 millions de personnes sont mortes. Aujourd’hui, environ 37 millions de personnes dans le monde vivent avec le VIH.

10. Pollution atmosphérique et changement climatique

Le Parisien

Neuf personnes sur dix respirent de l’air pollué chaque jour. En 2019, la pollution atmosphérique est considérée par l’OMS comme le plus grand risque environnemental pour la santé. Les polluants microscopiques présents dans l’air peuvent pénétrer les systèmes respiratoires et circulatoires et ainsi endommager les poumons, le cœur et le cerveau. Cela peut tuer prématurément 7 millions de personnes chaque année à cause de maladies telles que le cancer, les accidents vasculaires cérébraux, les maladies cardiaques et respiratoires. Environ 90 % de ces décès surviennent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, avec des volumes élevés d’émissions provenant de l’industrie, des transports et de l’agriculture, ainsi que des fourneaux et des combustibles sales dans les foyers.

La principale cause de pollution de l’air (combustion de combustibles fossiles) est également un facteur important du changement climatique, qui a des répercussions différentes sur la santé des gens. Entre 2030 et 2050, le changement climatique devrait causer 250 000 décès supplémentaires par an, dus à la malnutrition, au paludisme, à la diarrhée et au stress thermique.